lundi 2 janvier 2012

(cinéma) Hugo Cabret


Premier jour de l'année, direction le cinéma, ou devrais je dire les cinémas. Il est évident que ce Hugo Cabret est plus qu'un simple film pour enfants, comme a pu nous faire croire la bande annonce trompeuse.  


Le début de l'histoire est limpide, on suit le jeune Hugo Cabret, orphelin de douze ans dans le Paris des années 30. Il conserve précieusement un automate qu'il doit finir de réparer, pour découvrir ce qui semble être un message de son père. On s'attend à un film classique dont le but final est la reconstitution de l'automate.  Seulement, le déroulement va s'articuler de façon totalement différente.

On pouvait s'étonner, à juste titre, de retrouver Martin Scorsese (Les Infiltrés, Casino) derrière l'adaptation d'un livre pour enfants, L'invention d'Hugo Cabret, par Brian Selznick. C'est une première expérience à ce titre, et pour l'anecdote, cela fait 18 ans que Scorsese n'avait pas tourné un film tout public, depuis le temps de l'innocence, en 1993 (source : allociné). Volonté de se radoucir? Volonté d'emmener ses petits enfants voir un de ces films au cinéma? Au lieu de chercher une raison alambiquée, il suffit de voir le film et son déroulement pour y voir derrière un cri d'amour pour le cinéma.

On le voit dans les interviews qu'il donne, sa curiosité étant enfant envers le 7ème art, et cette passion dévorante qui en ont fait son métier transpirent dans Hugo Cabret. Car si le film tourne autour du petit garçon sur une grande du film, la seconde moitié s'intéresse davantage à un des grands personnages du cinéma du début du XXième siècle : Georges Méliès. Il ne l'a pas inventé (les frères Lumière s'en sont occupé pour lui), mais il fut un des grands acteurs de ce qui n'était encore qu'un média en devenir et un loisir visible dans les fêtes foraines. 

Et le film dans tout ça? Mitigé. Si Hugo Cabret m'a laissé une impression positive, je ne peux passer outre la longueur de la première partie du film. L'histoire n'évite pas certains poncifs (coucou Oliver Twist), et on ne peut pas dire qu'Hugo ait un charisme de tout les diables. Ce ne sont que des détails, mais qui ne nous permet pas de profiter pleinement du film. Ce film hybride, entre film pour enfants et hommage au 7è art, n'a pour lui que le message que souhaite faire passer le réalisateur (et à travers lui, l'écrivain).

En définitive, j'ai été content d'être allé voir le film, même si j'aurais attendu un autre résultat de la part de ce grand réalisateur. A noter que c'est la première foisoù j'ai apprécié voir un film en 3D au cinéma, et que l'effet ne s'est pas estompé au bout de quelques minutes. Affaire à suivre.

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