dimanche 23 octobre 2011

(Film) Real Steel


(spoilers inside) Cela faisait un moment que je n'avais pas été au cinéma, aucun film de réellement intéressant. Et là bim, bande annonce de Real Steel, combats de robots, Evangeline Lilly, un rêve de gosse et Evangeline Lilly.



"Oh Dear"

Début du film, j'arrive à la bourre, on découvert un héros qui boit, ugly. On découvre des combats de robots contre des taureaux en plein milieu de nulle part. Whaou, on m'aurait menti? Moi qui pensait découvrir un film avec que des combats de robots, je suis dissapointed.
 Je fais la fine bouche, c'est clair. Mais les 20 premières minutes du film ne sont pas les plus vendeuses pour avoir envie d'aller plus loin. Manque de dynamisme, ou une sensation familière de déjà vu, très clairement. La relation entre le fils et le père est marqué par la distance qui se joue entre les deux protagonistes. D'une part, parce qu'ils ne s'entendent pas sur aucune des décisions à prendre, et puis le rejeton souffre du syndrome Bart Simpson, en appelant son père par son prénom (Charly) (sans oublier le fait que le papa n'a jamais fait l'effort de connaître son fils, et qu'il se retrouve au dépourvu quand il apprend la mort de la maman).

Progression

Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer la trame du film au mode carrière présent sur de nombreux jeux vidéo de sport et notamment au dernier Fight Night Champion. Après la déchéance, commence le retour vers le haut niveau.

Tout commence donc avec un robot d'entraînement, dénigré par les dernières générations de robots de combat, dans une arène délabrée : le Zoo. Le robot face à lui, ressemblant à un Frankenstein tout de métal vêtu, ne tient que deux rounds avant de passer l'arme à gauche.

La progression se joue sur le ring, certes, mais également à l'entraînement. Et les caractéristiques du robot, récupéré par hasard, font qu'il apprend immédiatement les gestes que l'on va lui montré. Ainsi si les capacités du robot n'évolue pas (aucune amélioration physique ne lui est apporté), ce sont les gestes que va lui apprendre Charly, ex-champion de boxe, qui vont lui permettre de faire la différence.

La relation père-fils prend de plus en plus d'ampleur dans l'évolution de la carrière et dans l'avancé de l'intrigue, grillant de nombreuses étapes pour arriver contre le véritable boss final : Zeus. Derrière ce robot au nom de divinité issu de la mythologie grecque, se cache une force de la nature, n'ayant jamais perdu un seul combat. Mais qui sait?

Classique mais efficace

Pour ce grand final, sortons du domaine du jeu vidéo pour nous intéresser aux codes utilisés par les films du genre. On ne peut pas s'empêcher de faire le parallèle avec des films comme Rocky, où tout ce qui a pu se passer avant le dernier combat n'a plus aucune importance. Les compteurs sont remis à zéro.
Le match se joue sur 5 rounds, le vainqueur est proclamé soit aux points soit par KO de l'adversaire. Et bien sûr, le match est beaucoup plus serré que prévu, engendrant une fin qui reste malgré tout classique, attendue et donc efficace.

J'aime ces films qui font du cinéma, un véritable divertissement. Ce film d'anticipation apporte un peu de réalisme quand à notre futur proche et le rôle que les robots auront dans notre vie quotidienne. Ici, on ne s'intéresse qu'à la dimension ludique, mais les robots à taille humaine auront vocation à aider l'homme, notamment dans le domaine médical.

Pour finir comment ne pas voir un joli clin d'oeil à un des robots les plus célèbres, en la personne d'Astro Boy (dessiné par Osamu tezuka), dont une partie du nom japonais (Tetsuwan Atom) donne son nom au robot de combat du film, Atom.

Sur ce, n'hésitez pas à aller voir le film, une belle surprise.

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