mardi 9 août 2011

Joypad : 222 numéros et puis s'en va


C'est une bien triste nouvelle que nous avons appris ce matin, en découvrant la couverture de Joypad, daté du mois de septembre. En effet, il s'agira du dernier numéro avant l'arrêt complet du magazine.


Un magazine qui aura connu de nombreuses générations de consoles, de la Master System en passant par la Playstation 2 et les consoles de la génération actuelle.

C'est pour moi un joli souvenir de mon adolescence qui part en fumée, puisqu'il m'a accompagné durant de nombreuses années (en remplacement de Player One, qui n'avait pas connu la chance d'un dernier numéro).

Un magazine qui se trouvait être extrèmement complet, beaucoup plus fourni que nombre de ses confrères, et surtout doté d'une vraie personnalité, avec une rédaction qui se mettait en

avant, aussi bien avec le trombinoscope que dans les textes. Et surtout une dernière page "Mode d'Emploi", suivant au jour le jour la vie de la rédaction. On était loin du côté scientifique et froid du "labo" jeux vidéo magazine.

Et puis, un jour de 2003, Hachette décida de vendre son entité jeux vidéo (plus précisément Hachette Digital Presse) à Future France (aujourd'hui connu sous le nom de Yellow Media). Une partie de la rédaction décide alors de partir, arguant du fait que la ligne éditoriale allait être modifié. Ce qui fut bel et bien le cas.

Même si quelques numéros conservaient le même format que précédemment, il faut attendre septembre 2004 pour découvrir la nouvelle formule, privilégiant les visuels aux textes. De même, une bonne partie des rubriques disparaissent (pour n'en citer qu'une : Zik Pad, qui mettait en avant les musiques de jeux vidéo).

Au final, un magazine qui a perdu toute sa "magie" pour ne devenir qu'une simple source d'informations. Au final, la rédaction est entièrement renouvelée, et le Joypad nouveau n'a plus rien à voir avec celui que j'avais connu.

Personnellement, c'est à partir de ce moment que j'ai décidé de ne pas renouvelé mon abonnement. Et c'est à partir de ce moment aussi, que j'ai mis de côté le jeu vidéo. En même temps, n'ayant pas d'argent à mettre dedans, c'était plutôt une bonne idée. ça ne m'empêche pas d'être tristesse pour ce grand magazine. JOYPAD (1991 - 2011).

Plutôt qu'un long discours, je préfère terminer sur la couverture du numéro 100

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