dimanche 3 avril 2011

Retour sur ... Petit Stream entre amis - Nicolas Gaume


Ah Twitter, sans cet outil de communication, je serais passé à côté de pas mal de contenus intéressants.

Voici le dernier en date, l'interview de Nicolas Gaume, président du Syndicat National du Jeu Vidéo (le SNJV), par David Abiker, sur Europe 1. Le journaliste a déjà le bon goût d'indiquer qu'il n'a jamais jouer à un jeu vidéo, et ainsi de montrer qu'il aura un regard extérieur sur ce milieu. Heureusement pour lui (et pour l'intérêt de l'interview), il n'est pas seul et deux journalistes l'accompagnent, Jonathan Bouchet-Petersen (Europe 1) et Gaël Weiss (rédacteur en chef chez Tom's Game). Le second sera plus effacé que le premier (certainement le manque d'expérience au micro), mais posera toujours des questions intéressantes.

L'intérêt de cette interview, c'est que l'on va s'intéresser au jeu vidéo, non pas en tant que loisirmais en tant qu'industrie. (Certes Nicolas Gaume est présent aussi pour présenter son dernier bébé, qui sortira début avril : Mamba Nation. J'avoue ne pas avoir compris grand chose, quand à son fonctionnement).

Une interview réellement plaisante qui permet de faire un état des lieux sur un marché qui draine énormément d'argent (en France, le chiffre d'affaires du jeu vidéo représente 4 fois les rentrées d'argent du cinéma en salle), mais qui reste encore incompris. Un fait pour démontrer cela, le jeu vidéo dépend aujourd'hui de deux ministères : le ministère de la culture et le ministère de la défense. Un fonctionnement étrange qui montre que l'on ne sait pas encore classifier de façon précise le jeu vidéo en France.

Nicolas Gaume est d'ailleurs l'intervenant le mieux placé pour parlé de tout cela. D'abord, parce qu'il est président du SNJV, et ensuite car il est connu pour avoir été le président de Kalisto, un studio sur Bordeaux (connu notamment pour la série des Nightmare creatures)qui a malheureusement fait faillite. L'allusion y sera faite dans l'interview, permettant de mettre en avant le sytème d'aide en France, pas toujours très clair.

Dans la continuité, l'interview portera sur les politiques des pays vis à vis des jeux vidéo, très différentes d'un Etat à l'autre. Ainsi, il prend, et à juste titre, l'exemple du Canada, qui n'a pas hésité à vouloir faire venir Nicolas Gaume pour qu'il créé son propre studio, suite à la faillite de Kalisto. Le Canada reste un des seuls pays au monde à avoir ce type de politique vertueuse vis-à-vis du développement du jeu vidéo.

Dernier point, la tendance du social gaming, représenté notamment par Zynga (Farm Ville, 800 millions de Chiffre d'Affaires en 2010). Le social gaming fait partie des nouvelles tendances à prendre en compte (tout comme le snack gaming, le jeu sur smartphone). Il s'est notamment érigé et a pris de l'importance avec l'arrivée et le succès de Facebook. Cela fait aujourd'hui partie des points de développement du jeu vidéo en France, notamment en terme de structures. En effet, ce type de jeu demande beaucoup moins de ressources qu'un jeu sur une console de jeu (qu'elle soit portable ou de salon).

Au final, cette interview a permis de développer pas mal de points sur le jeu vidéo en tant qu'industrie ainsi que les tendances actuelles et à venir du jeu vidéo. Il est à noter qu'une diversification importante est visible aujourd'hui sur ce secteur, notamment influencé par le nombre de supports disponibles, des consoles de jeu en passant par les smartphones sans oublier les jeux disponibles sur les réseaux sociaux. C'est cette diversification des supports et des modèles économiques qu'il va être intéressant de suivre sur les dix prochaines années.

Sur ce, je vous laisse avec l'interview de Nicolas Gaume en trois parties.





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