lundi 6 janvier 2014

Sélection de podcasts pour bien commencer l'année

Il y a quelques temps déjà, j'ai eu l'occasion de lister des podcasts (ici et ) que j'écoutais régulièrement. Et c'est marrant de constater que depuis ce temps là, mes écoutes ont vraiment évolué. D'abord, parce que certains émissions commençaient vraiment à tourner en rond, ensuite du fait de nouveaux intérêts me concernant, et enfin du fait d'une offre qui a sensiblement augmenté aussi bien en quantité qu'en qualité. Retour sur une sélection qui en appelera certainement d'autres.

- La folle histoire de l'univers

Seul podcast à regarder de ma sélection, la folle histoire de l'univers est un gros coup de coeur. Florence Porcel aime l'espace et cela se voit immédiatement. Elle sait en plus donner envie de s'intéresser à ce sujet au combien passionnant. Cela fait du bien de lever le nez pour s'intéresser à ce qui nous entoure. L'intérêt de l'émission vient aussi des nombreuses clés de compréhension mis à la disposition du spectateur, par le biais de films à voir, de livres et de sites internet à regarder. Elle revient sur l'actualité de l'espace tout simplement, du nouveau décollage pour envoyer un satellite dans l'espace au projet Mars One d'envoyer des êtres humains pour habiter sur Mars (et auquel elle-même participe). Si le rythme de parution est moins élevé depuis la rentrée, cela reste une excellente émission sur l'espace à regarder. Et puis, si vous ne la connaissez pas encore, cela vous fait une trentaine de podcasts pour en profiter.

- L'apéro du captain

L'apéro du captain est une des grosses locomotives existant depuis plus de 4 ans (le premier date du mois d'août 2009) dans l'univers du podcast en France. 4 copains, une cave pour cadre d'enregistrement, un style original fait d'insultes et d'imitation en tout genre, voilà pour résumer un peu trop rapidement ce qu'est cette émission pleine d'irrévérence. Le prétexte pour les entendre parler est l'actualité high tech, mais très vite cela part sur pleins d'autres sujets discussions. Cette nouvelle saison a permis au podcast d'évoluer par rapport aux années précédentes via de nouvelles rubriques, comme l'ascenseur de la bourse ou encore l'Histoire de France pour les connards. On retrouve toujours le fameux Wazzuf clôturant les enregistrements souvent de longue durée (compter au bas mot 2h, mais très souvent cela peut dépasser les 3h).
Une émission qui vous donnera toujours la pêche avec des intervenants de qualitay. A noter qu'il y a régulièrement des invités dans la fameuse cave du Captain. Laissez vous tenter par une ou deux émissions avant de tomber dans le chaudron bouillant de cette belle bande de fous.

- Hotline Gianni


Hotline Gianni fait parti de la nouvelle grille de programmes de Radio01.net, webradio spécialisée dans le domaine du jeu vidéo où l'on retrouve des émissions telles que Que Le Grand Geek Me Croque ou encore Les Tauliers. Cette nouvelle émission est considérée à juste titre comme une radio libre. En effet, les auditeurs peuvent réagir au sujet qu'ils souhaitent mettre en avant. Bien sûr, ce n'est pas tout et à chaque émission, un invité est présent pour évoquer leur lien avec le jeu vidéo. Si l'émission a connu un numéro 0 qui lui a été salvateur pour trouver un bon rythme dans les échanges, les autres sont de très bonnes qualités pour un résultat très agréable à écouter. C'est une façon différenciée pour parler de jeu vidéo et ça change nettement des autres émissions du genre.

- Mangacast

Parmi les émissions traitant du manga et de l'animation, je ne peux que vous conseiller de poser vos oreilles sur Mangacast. Mangacast, ce sont des émissions mensuelles traitant des sorties manga et animation. Plutôt classique dans leur approche, l'intérêt du podcast vient du fait qu'ils prennent le temps de traiter en profondeur un ou deux titres par intervenant. On sent bien évidemment des passionnés dans leurs lectures (heureusement, j'ai envie de dire), ce qu'il leur permet de faire le lien entre des oeuvres édités depuis plusieurs années et celles éditées cette année. Même chose en ce qui concerne l'animation, même s'il ne s'arrêtent pas aux séries uniquement éditées en France. 
L'autre intérêt du podcast vient des émissions hors série qui traitent de sujets transversaux, telle que cette double émission traitant du Fan Sub/ Scan Trad aussi bien du côté amateur que du côté éditeur. Une façon intéressante d'aller plus loin que la simple critique et qui permet de mener une vraie réflexion de fond. 

- Mangavore

Mangavore est le second podcast à traiter des deux sujets de prédilection que sont les mangas et l'animation japonaise. Si des critiques de mangas et d'animation sont également présent, chaque émission (ou presque) est l'occasion de présenter un invité en lien avec ces domaines. Ainsi, une grande partie de l'émission tourne autour d'une interview toujours très intéressante et pertinente par les questions posées. Une bonne émission, même si je trouve que le son est un peu faible et pas toujours de même niveau entre les intervenants.



- Castéropodes (Parce qu'on marche sur la tête)

2013 a été une année où je me suis souvent assis dans une salle de cinéma Dans cette optique, je suis parti à la recherche d'une émission en rapport avec le 7ème art. Les Castéropodes est vraiment un podcast de qualité, sachant parler de façon chaleureuse de cinéma. On sent une réelle complicité entre les différents participants, complicité fonctionnant d'autant plus que le podcast est enregistré au sein du même lieu. Le format d'une heure est toujours respecté (sauf pour la dernière qui prolongeait la durée d'une demie heure). Le tout donne une impression du travail bien fait et surtout agréable à écouter.


- Autres podcasts :

Dans cette catégorie, on retrouve les podcasts pour lesquels je n'ai écouté qu'un seul épisode, ce qui n'est pas  suffisamment pour donner un avis objectif, mais suffisant pour donner une première impression. Que ce soit Plan B (avec une émission revenant sur Star Trek qui évoque de nombreux aspects de la série), The Broclash (deux frères qui donnent leurs avis sur des films, des bandes dessinées, des séries, avec un vote du public pour savoir qui remporte les suffrages) ou encore les éclaireurs (émission de critique culturelle), l'offre est pléthorique et de qualité.

Au final, une sélection toujours trop étriquée et qui laisse encore quelques podcasts de côté (Focus on Animation, Libélabo – Dans ton casque) mais qui offre à chacun des sujets diversifiés et pour tous les goûts. 



dimanche 22 décembre 2013

(Avis ciné) Le Hobbit : la désolation de Smaug


- Attention, spoilers dans le texte - On avait laissé à la fin de l'année dernière l'épopée des 14 (13 nains et 1 hobbit) au sommet d'un pic rocheux, après avoir survécu à l'attaque des gobelins. Une première partie de l'épopée qui s'était déroulée de très belle façon. On pouvait logiquement douter du fait de produire 3 films de près de 3 heures, le tout tiré d'un livre de quelques 300 pages. Si ces doutes n'ont pas eu lieu d'être dans le premier film, le deuxième est loin de faire peser la balance dans son sens.

Pour avoir relu récemment Le Hobbit, j'attendais avec impatience ce deuxième volet, pour certains passages en particulier (la rencontre avec Beorn, la traversée de la forêt de Mirkwood, ...), en en gardant un vrai bon souvenir. Je dois dire d'entrée que leur traitement dans le film m'ont déçu. Tout d'abord parce que l'épisode Beorn est expédié fissa et qu'il ne fait office que de protection face aux gobelins et surtout de prêteur de canassons . Son côté humain qui en fait son charme dans le livre est ici complètement balayé par son côté ours. La traversée de la forêt de Mirkwood ne se fait pas sans heurs non plus. Où est donc passée cette obscurité persistante perçue dans le livre? On comprend aisément le manque d'attrait pour une séquence de ce type dans le film, mais je garde le souvenir que cela s'est déjà fait et avec brio (ex : Harry Potter). Jackson fait ici appel au fan service le plus vil en faisant apparaître Legolas, alors qu'il n'a rien à faire ici, n'étant même pas cité dans le livre. 

Si je prends ces deux exemples, c'est pour vous montrer à quel point le rélisateur néo zélandais a pris des libertés vis-à-vis de l'oeuvre de Tolkien. Si le voyage de base est respecté, on ne sera pas aussi optimiste face aux destins des membres de l'expédition. L'exemple de la forêt est suffisamment flagrant pour cela (et je n'évoquerais pas la présence d'un elfe féminin, qui pour le coup ne me dérange pas, mais qui a fait couler beaucoup d'encre). Le fait de devoir se séparer de 3 nains au moment de partir pour l'étape finale (à savoir la Montagne) est ce qui m'a le plus déplu, eu égard là encore à ce que l'on découvre dans le livre.

L'explication donnée à la présence des trois films tient au fait que l'on découvre ce que Gandalf fait en dehors de l'aventure. En effet, alors qu'il est présent aux côtés des héros, il se trouve qu'il quitte régulièrement l'expédition pour vaquer à ses propres occupations. Le problème tient d'avantage au fait que ces aventures annexes donne l'impression de vouloir faire du film une préquelle au Seigneur des Anneaux. Pour le coup, on découvre un oeil de Sauron en train de se refaire une santé, élément scénaristique étrange au coeur d'une intrigue qui se dilue au fur et à mesure de l'aventure.

"Nains pour tous, tous pour nains"
S'il n'est pas foncièrement mauvais et que l'on retrouve avec plaisir les personnages du premier film, il devient de plus en plus flagrant que Bilbo ne tient pas son rôle de personnage principal. Il est mis en avant à quelques moments du film (quand il grimpe à la cime des arbres de Mirkwook ou encore quand il découvre la serrure de la porte cachée), mais reste discret. Sa rencontre avec Smaug, un des grands moments du livre (avec le duel de devinettes de Gollum) ne prend pas l'ampleur qu'elle mérite d'avoir. En lieu et place de cela, on se retrouve avec une étrange course poursuite au coeur du royaume sous la montagne, qui permet de rallonger un peu plus une sauce qui commence sérieusement à perdre de sa saveur.

Au final, ce deuxième volet semble s'empêtrer dans un rythme enlevé, souhaitant conserver celui du premier film. Mais à force de prendre des libertés, on se retrouve avec un goût de déception en sortant de la salle. On se pose la question de savoir pourquoi ne pas s'être arrêté à simplement deux films. En attendant, on espère que le troisième volet saura relever le niveau. C'est pas grave, Peter, tu peux toujours faire mieux.

lundi 18 novembre 2013

(Anime en cours) Kill La Kill



La mode du moment en ce qui concerne l'animation en France est clairement le simulcast. Bon plan pour voir rapidement et légalement de l'animation japonaise quelques heures voire quelques jours après sa diffusion, il a pris son essor en 2013. Si de nombreuses solutions existent de façon payante, un site comme Wakanim a eu la bonne idée de proposer le visionnage gratuit des épisodes durant le premier mois de leur diffusion sur son site. Vous avez d'ailleurs du aller souvent sur leur site pour pouvoir regarder les aventures d'Eren, Mikasa et Armin faisant face à la menace des Titans dans la série Shingeki no Kyojin (l'attaque des Titans en VF), un des grands succès de cette année.

S'il faut bien évidemment faire le tri par rapport à cet afflux massif de nouvelles séries, mais aussi de nouveaux diffuseurs (ADN, Crunchyroll, ...), il y en a quelques unes de qualités qui sortent du lot. Parmi celles-ci, on retrouve la nouvelle série du studio Trigger : Kill La Kill.

Bienvenue à l'Académie Honouji. C'est ainsi que ne fut pas accueilli Ryuko Matoi, jeune fille de son Etat, qui souhaite découvrir la vérité sur la mort de son père. Si elle ne dispose que de peu d'indices à ce sujet, tout laisse à penser qu'elle est est au bon endroit pour cela. Cependant, tout ne sera pas de tout repos pour Ryuko, car le traitement des élèves y est plutôt spartiate. Tout le fonctionnement de l'académie se fait de façon hiérarchisé, hiérarchie qui a même un impact sur le lieu d'habitation de ses élèves. En découvrant Kill La Kill, on découvre une école au centre de toutes les attentions. Pour continuer sur la hiérarchie, il faut savoir qu'elle est visible par un système d'étoiles. Plus on a d'étoiles, plus on est fort, cette force étant décuplée par le vêtement "tricoté" dans un tissu bien spécial, la première scène de la série est d'ailleurs très explicite à ce sujet.  


L'académie est menée de main de maître (ou devrais je dire de maîtresse) par Satsuki Kiryuin, matronne de ce lieu d'éducation. Forcément, quand les deux personnages féminins principaux vont se rencontrer, cela produit des étincelles. D'autant que dès que cette rivalité se met en place, l'académie entière se dresse face à Ryuko. Bien sûr, le conseil des 4, formé des élèves les plus puissants de cette école hors du commun, mais également tous les chefs de club. Et autant dire qu'ils sont nombreux, très nombreux, car pour chaque club existant, un rival se dresse face à Ryuko. Tiens, deux phrases qui se suivent pour dire la même chose... Bref, ça va castagner sévère, et cela, dès le premier épisode.

Heureusement pour Ryuko, elle ne se retrouve pas toute seule. Mako Mankanshoku est la première élève a lui tendre la main à sa façon. Mako est une élève qui adore dormir et manger, deux des besoins primaires de tout être humain qui se respecte. Heureusement pour elle, elle dispose d'une sorte de feu intérieur qui l'amènera à prendre des coups pour sa nouvelle camarade de classe. Comme nous sommes dans un dessin animé, jamais de coups mortels ne sont commis à son encontre. En plus d'être une bonne camarade, c'est aussi elle qui héberge Ryuko au sein de sa famille, tout aussi déjantée.

Si Ryuko prend une sévère raclée dès le premier épisode, cela lui donnera l'occasion de retourner sur les cendres du domicile familial et de découvrir une salle secrète. Salle qui contient un vêtement conçu spécialement pour elle. Senketsu (c'est son nom), est vivant, et se jette littéralement sur Ryuko pour que la jeune fille le porte. Cette amélioration sera bien évidemment nécessaire pour la suite de l'aventure. Pour finir, il faut savoir que Ryuko se bat à l'aide d'un ciseau, et que ce ciseau pourra prendre de bien nombreuses tailles. Le niveau de folie se place là.

C'est donc le studio Trigger qui est derrière la production de Kill La Kill. Pour information, le studio Trigger a été fondé par d'anciens membres du studio Gainax. La totalité du staff travaillant sur la série a également été aux manettes de Gurren Lagann, et cela se voit tout de suite. Le travail du character designer, Sushio, est d'ailleurs très bien mis en valeur par une réalisation dynamique (derrière laquelle se cache Hiroyki Imaishi), allant à l'essentiel, sans s'encombrer d'une image très détaillée. On reste bouche bée devant les premiers combats, pleins de virtuosité, que ce soit pour les poses des personnages ou encore les plans utilisés. On imagine d'ailleurs difficilement ce que pourrait donner les derniers épisodes à ce niveau là, vu que la barre est d'entrée placée très haut. Si l'ensemble est agréable à l'oeil, les auteurs s'en sont donnés à coeur joie en terme de fan service. Ce ne sera certainement pas du goût de tout le monde, mais c'est entièrement assumée par la production, en mettant en valeurs les attributs des unes et des autres.

A l'heure où j'écris ces lignes, seuls les 7 premiers épisodes sont disponibles. Si certains d'entre eux ne font pas avancer l'histoire, on a suffisamment d'éléments pour avoir envie de connaître la suite de l'aventure. Un anime d'action plein de punch, qui ne s'embarrasse pas de détails pour faire apprécier l'intrigue. ça fait du bien, dans la production actuelle, de pouvoir profiter de cet anime extrèmement enjoué, avec de la baston de très haut niveau. Alors forcément on attend la suite, qui sort sur la base d'un épisode par semaine, et on espère que ce grain de folie dépasse le cadre de cette série.


mardi 13 août 2013

Le syndrome Poulidor

Les compétitions sportives s'enchainent sur la période estivale. Après les championnats du monde de natation, les mondiaux d'escrime, voici que depuis la semaine dernière sont arrivés les championnats du monde d'athlétisme à Moscou.

Si je parle rarement de sport ici, c'est que ce n'est pas le sujet de ce blog. Si j'en parle aujourd'hui, c'est pour parler du syndrome Poulidor qui semble parasiter le sport français depuis longtemps. Raymond Poulidor est un cycliste français (aujourd'hui à la retraite) qui s'est fait remarqué en terminant 3 fois deuxième et cinq fois troisième du tour de France. Si la performance est notable sur une des plus grande course du monde, c'est cette étiquette du toujours second qui le rendra célèbre aujourd'hui encore en France. D'ailleurs, pas sûr que la célébrité serait la même si il avait gagné un ou deux Tour de France. Du coup, devant cette malchance chronique, on ressent de la résignation avec ces résultats, c'est ce que j'appelle le syndrome Poulidor. Le fameux : "Tant pis, il (ou elle) fera mieux la prochaine fois", résume à merveille cette expression.

Derrière cet exemple certainement unique (de malchance?), je ne peux m'empêcher de penser que cela joue inconsciemment sur l'état d'esprit des sportifs français mais surtout du public français. Cela fait un moment que je me fais la réflexion, mais ce n'en est que plus vrai après avoir vu les réactions suite à la deuxième place de Renaud Lavilénie à la perche. Même sa grand mère est allé de son "c'est pas grave". C'est certes un podium mondial, mais pour un champion olympique en titre qui a fait une belle saison 2013, ça reste un résultat en retrait par rapport à ses ambitions. 

N'oublions pas que ce sont des compétiteurs, leur regard est de fait différent des spectateurs, mais leur but est d'atteindre la plus haute place. Alors, c'est très bien de s'apitoyer sur leur sort en minimisant leurs contre performances, mais ce n'est à mon avis pas comme ça qu'on les fera avancer plus vite vers leur rêves de victoire. Ce qui marche pour Lavilénie, marche aussi pour tous les autres athlètes. Pas sûr que les autres nations réagissent de la même façon, ce n'est qu'une question de mentalité. Et inconsciemment cela peut jouer sur les performances des uns et des autres. Comme peut le prouver l'attente d'une première victoire française à Rolland Garros, après celle de Yannick Noah voici 30 ans. Le parcours de ces dernières années d'un Gaël Monfils (demie finale en 2008) et Joe Wilfried Tsonga (demie finale en 2013) montre que l'exploit reste possible. La concurrence sur terre battue est certes impressionnante, mais arrêtons de partir en pensant qu'une défaite est toujours possible. 

Je vois vraiment cela comme un mal qui nous est propre à nous autre français, j'espère simplement que les performances de certains de nos sportifs (Lavilénie, mais aussi des nageurs français, valeurs sûres de leurs disciplines respectives) arrivera à décomplexer les autres athlètes mais aussi et surtout le public et les médias français.

mercredi 31 juillet 2013

(Cinéma) One Piece Z


Les sorties de film d'animation se succèdent en cette période estivale. Après Moi, Moche et Méchant 2 et Monstres Academy, voilà que l'occasion s'est présentée d'aller voir le dernier film estampillé One Piece : One Piece Z. D'accord, je triche sur les dates, puisqu'il est sorti le 15 mai 2013, mais sa visibilité se faisant sur le long terme, via les cinémas de province, j'ai eu l'occasion de le voir pas plus tard que ce dimanche. 

Si je connais l'univers de One Piece, je ne suis pas non plus un inconditionnel de la licence. Cependant, il aurait été dommage de ne pas profiter de la diffusion du 12ème film (!) dans de très bonnes conditions. D'ailleurs le film ne vous laisse pas le temps d'attendre puisque l'on rentre d'office dans une scène d'action, offrant une première grande confrontation entre la Marine et un ancien amiral dénommé Z. Son but étant de faire disparaître tous les pirates et surtout le nouveau monde. Pour cela, il doit récupérer des Dynarocs, bombes extrêmement puissantes, puisque seule la marine est habilité à les manipuler. Ces dernières explosant au simple contact de l'air, on comprend aisément les précautions nécessaires pour s'en servir. 

Après ce premier gros duel, Z se retrouve disparu en mer, secouru alors par l'équipage du Thousand Sunny, dont le capitaine n'est autre que Luffy. Une des caractéristiques de Z est qu'il est pourvu d'un bras taillé dans du granit marin, matériau équivalent à la Kryptonite pour ceux ayant mangé un fruit du démon. A son réveil, il reprend rapidement ses esprits et retrouve son propre équipage, après avoir mis l'équipe de Luffy en déroute. Il n'est d'ailleurs pas seul, car 2 de ses lieutenants le rejoigne. D'un côté, Binz, qui a le pouvoir de bloquer ses adversaires grâce à des plantes, et de l'autre, on retrouve Ain, jeune femme au pouvoir de rajeunissement : le Jeun' - jeun'. D'ailleurs, un retour de 12 ans en arrière s'opère pour quelques uns des membres de l'équipage. Autant dire que ça commence mal, mais connaissant Luffy, on peut être sûr qu'ils n'en resteront pas là.


Il est important de signaler que le film prend place entre l'arc de l'île des hommes poissons et celui de Punk Hazard (tome 66). De fait, les personnes n'ayant pas lu cette partie du manga pourraient ne pas comprendre certaines allusions faîtes par les personnages. ça ne gène pas à la compréhension du film, mais il est important de remettre tout cela dans le contexte du manga. il ne faut pas s'attendre à de grandes révélations non plus, le scénario étant chiche de ce côté, mais la présence de certains personnages (notamment du côté de la Marine) pourraient se révéler surprenante. Pour le Thousand Sunny, pas de surprises, si ce n'est les nouvelles tenues portées par les membres de l'équipage, avec un choix très classe dans la dernière partie. On regrettera le fan service à tout va, notamment avec les plans fixes sur les attributs de Nami et de Nico Robin. Les mimiques des autres personnages faisant le reste. On est pas en territoire inconnu, et tous les signes sont bons pour le faire comprendre.

La réalisation est très efficace, avec un gros travail sur l'animation lors des phases de combats. Très dynamique, elles s'améliorent encore sur le combat final, par le biais de très beaux plan séquences. Le mélange 2D / 3D est visible, mais fait en sorte d'être discret sur la longueur. C'est le cas, là encore sur les combats et les séquences où l'on voit une foule nombreuse. L'image est nette et rend le tout agréable à voir, même si on peut retrouver quelques défauts, cependant rien de rédhibitoire. On retrouve aux commandes Eiichiro Oda (dessinateur du manga) en tant que designer des personnages mais aussi au titre de producteur exécutif, et Nagamine Tatsuya en tant que réalisateur. Ce dernier a déjà eu l'occasion, par le passé, de travailler sur des films d'animation mais de moindre importance en comparaison de One Piece, comme Digimon et Yes ! Pretty Cure.


Les compositeurs de la série, Kohei Tanaka et Shiro Hamaguchi, se retrouvent également sur le film, permettant de faire la jonction entre les deux formats. On retrouve à leur côté Yasutaka Nakata (DJ et cofondateur du groupe CAPSULE). La surprise vient d'avantage de la présence d'Avril Lavigne (!!), qui chante deux reprises lors du générique de fin, à savoir "How You Remind Me" de Nickelback et "Bad Reputation" de Joan Jett. Ce n'est pas raccord avec le reste du film et cela donne l'impression de vouloir s'adresser à un public international, marketing quand tu nous tiens. Ah si, on apprend que la chanteuse est fan du manga, et le mangaka apprécie les musiques de la dame, MOUAIS.

One Piece Z est un bon film d'animation, intéressant sur la forme comme sur le fond. On pourra lui reprocher un manque de rythme à certains moments, mais la séquence d'intro nous permet de rentrer directement dans l'action. A conseiller davantage aux fans de la série qu'au grand public. D'ailleurs, les japonais ne s'y sont pas trompés, puisqu'il a réalisé le quatrième meilleur démarrage de l'histoire du cinéma, avec 1 140 000 spectateurs en 2 jours, pour 300 salles. Après 4 semaines au box office, le film a tout de même atteint 6 millions de spectateurs. Un très bon résultat pour ce type de film, tiré d'une série d'animation. Cela renforce l'idée que l'on a la chance de pouvoir profiter également de cette sortie en France, par le biais du distributeur Eurozoom, déjà à l'origine de la sortie des Enfants Loups l'année dernière. Ne boudez pas votre plaisir, et profitez en pour aller le voir tant qu'il est encore temps. Profitez aussi du très bon dossier réalisé sur le film dans le magazine Animeland n°191, daté de mai 2013.

Fiche Technique  
Titre originalワンピース フィルム ゼットWan Pisu Firumu: Zetto
Réalisateur : Tetsuya Nagamine
Scénariste : Osamu Suzuki
Producteurs : Eiichiro Oda (producteur exécutif), Hiroaki Shibata, Yoshihiko Taneda, Masato Seino
Pays d'origine : Japon
Durée : 1h47

dimanche 28 juillet 2013

(Cinéma) Monstres Academy


En cette période estivale, voici que débarque le nouveau film d'animation estampillé Pixar : Monstres Academy. Alors que la société américaine nous avait habitué, depuis la sortie de Toy Story en 1995, à l'élaboration d'un nouvel univers à chaque sortie au cinéma, voici qu'un certain manque de créativité semble poindre le bout de son nez. En effet, depuis 2009 et la sortie de Là Haut et si on ne prend pas en compte Rebelle (en 2012), on a toujours eu le droit à des suites de films préexistants. Si l'un était plutôt pertinent dans sa volonté de boucler la boucle (Toy Story 3), le second semblait plus être produit pour rapporter davantage d'argent sur la ligne "goodies" (Cars 2). Etant un très grand amateur de Monstres et Compagnie, j'hésitais entre l'enthousiasme béat et la déception triste au moment de l'annonce de sa préquelle, Monstres Academy. J'avais de ce fait grand hâte de découvrir la façon dont Bob et Sully sont devenus amis.

Terreurement vôtre Début du film, Bob Razowski découvre avec son oeil d'enfant le niveau terreur de l'usine de Monstropolis, connue pour être le coeur névralgique de la ville des monstres. Suite à un évènement que je vous laisserais le soin de découvrir, vouloir faire partie du niveau terreur d'élite sera le leitmotiv du petit bonhomme vert pour intégrer l'académie des monstres.

La force du premier film avait été de mettre en avant les monstres qui font peur aux enfants (tout le monde a déjà entendu parler du croque mitaine, n'est ce pas) dans le but de récupérer l'énergie nécessaire à leur vie quotidienne. Forcément, ces monstres, sous la plume Pixar, n'ont rien d'effrayant. Le cadre étant déjà connu, il ne fallait pas s'attendre à une originalité folle pour ce second volet. Le cadre de l'entreprise est cette fois reporté dans celui de l'enseignement primaire et supérieur, et de tous leurs à côtés (sorties scolaires, fraternités,...).

Le making of de la fin L'intérêt de connaître la suite d'une histoire est de voir de quelle façon nous allons être influencé par les éléments du premier film. Si on évoque ce dernier dans les grandes lignes, on se rappellera forcément du niveau terreur, du système de portes, des récepteurs d'énergies, des personnages principaux aussi bien gentils que méchants (ça reste manichéen), des dialogues...
De tout ce matériau de base, on se dit qu'il y aura forcément des références dans Monstres Academy. Et on aura tout à fait raison.

Seulement, l'intérêt est de se retrouver piégé, notamment sur la rencontre entre les deux personnages principaux. On pourrait croire que tout c'est toujours bien passé entre eux, mais l'antagonisme était sérieux au départ, même si très gros. En effet, Bob et son physique ingrat dans le registre des monstres (difficile d'être très expressif avec un oeil) faisait pale figure face à un Jack Sullivan, dont le nom fait parti des familles respectées dans le domaine des monstres. Cette différence se transformera en force pour l'oeil vert à force de travail (vous comprenez, les enfants, il faut travailler pour mettre toutes les chances de votre côté) compilé à un certain "tireauflanisme" de la part du géant poillu.

Heureusement, l'intrigue et le film ne tiennent pas uniquement grâce à cette relation ambivalente, mais aussi, par la force des choses, à des dialogues toujours aussi bien tournés. On retrouvera des choses vu dans le premier, mais la richesse du nouveau "casting" offre davantage de possibilités de s'amuser. Ce ne sera pas forcément par de la vanne pure et dure, par du jeu de mot croustillants, mais pour autant, on reste attentif pour ne pas louper la perle qui vous fera rire.

Car le rire est présent ou alors, c'est que vous n'êtes pas humain. Et ce rire se manifestera par une utilisation intelligente des codes du film d'horreur. Pour le coup, le fou rire que j'ai eu durant le film vient uniquement de l'attitude d'un des personnages, qui, dans un autre contexte m'aurait certainement fait crier comme une fillette.

Pour le reste, la trame reste classique pour un film d'animation grand public, pas de grandes surprises à prévoir. D'un point graphique, c'est toujours aussi joli, avec des effets faisant rapprocher l'animation numérique d'un film live, que ce soit par les effets de lumière ou les mouvements de vitesse en arrière plan.


En terme d'ambiance musicale, si Randy Newman reste toujours aux manettes, il abandonne le style jazzy utilisé dans le premier film, pour une utilisation plus importante des percussions. On notera surtout la réutilisation de certains thèmes du premier film, avant de repartir sur des plages créées spécialement pour l'occasion.

Au final, vous auriez tord de vous priver de près de 2 heures de rires, pour une préquelle qui permet à Pixar de repartir sur une nouvelle dynamique, après un Rebelle en demi teinte. On espère toutefois qu'à l'avenir, Pixar sache encore nous faire rêver en entrouvant la porte vers de nouveaux univers.

PS : Le court métrage. Traditionnellement, avant chaque film Pixar, les spectateurs ont le droit à un court métrage d'animation. Celui accompagnant Monstres Academy s'intitule Le Parapluie bleu. Au coeur d'une métropole qui semble triste et morne, émerge un parapluie bleu, qui semble garder un tant soit peu de gaieté. Alors qu'il accompagne son propriétaire au sein des rues plongées dans la grisaille, il découvre non loin de lui un parapluie rouge, qui ne le rend pas indifférent. S'en suit diverses péripéties, tout au long des 7 minutes que dure le court métrage, réalisé par Saschka Unseld. On apprécie la poésie insufflé par les choix musicaux, mais également la direction artistique. Sans fioritures, l'ensemble est très intéressant à regarder et est un excellent complément à Monstres Academy, en affichant des qualités différentes.

Fiche Technique
Film : Monstres Academy (2013)
Réalisateur : Dan Scanlon
Scénaristes : Robert L. Baird, Daniel Gerson, Dan Scanlon
Producteurs : Korie Rae, John Lasseter, Pete Docter, Andrew Stanton, Lee Unkrich
Durée : 1h50
Pays d'origine : Etats Unis

lundi 1 juillet 2013

(Manga) Billy Bat tome 7

Vous n'êtes pas encore tombé dans le tourbillon Urasawa? Vous savez, celui qui vous donne envie de lire la suite d'une intrigue tout en révélant le moins d'éléments narratifs possibles? Non? Alors pour le coup, je vous conseille et vais vous inciter à vous jeter sur Billy Bat, dernier manga de l'auteur de 20th Century Boys ou encore Monster.

Alors que les 6 premiers tomes nous mettaient en face de nombreux personnages, sans que l'on comprenne leur rôle et leur importance dans l'histoire, le tome 7 fait clairement office de convergence de l'intrigue. Cette converge fonctionne et à lieu grâce à l'évènement attendu depuis plusieurs volumes, ce moment où Urasawa fait tousser l'Histoire une nouvelle fois. La rencontre de plusieurs des personnages rencontrés plus tôt permet à la série de connaître une accélération des enjeux et de la relation entre chacun d'entre eux. Le tome 7 fait office de tome charnière, pour une série qui en compte actuellement 11 volumes au Japon.

On apprécie d'entrée les pages couleurs, très jolies, en regrettant presque que ce ne soit pas le cas pour toutes. Le trait d'Urasawa est toujours un plaisir à regarder, et on s'étonne de trouver un dessin de plus en plus fin, un vrai mélange des genres, entre manga et comics. Le mangaka semble d'ailleurs prendre un réel plaisir à nous conter cette histoire dont une grande partie se déroule aux Etats Unis. L'Amérique politique y est représentée, mais aussi et surtout l'Amérique culturelle. Cette culture qui inonda le reste du monde durant la seconde moitié du XXè siècle. La bande annonce présentée à la fin du tome 7 est en cela représentative, puisqu'elle nous met en face de Kirk Douglas et Burt Lancaster, deux grands acteurs de cette époque. On prend Urasawa à rêver de vivre à cette période où "l'American Way of Life".  Il le fait par procuration, et ce souhait transpire à travers les pages dessinées. D'ailleurs, il montre aussi bien les bons côtés que les mauvais, quoique par moment caricaturaux.

J'attends avec impatience le prochain tome, prévu pour sortir le 18 septembre prochain avec un joli cadeau à la clé, dont on espère de nouveaux développements et de nouveaux dénouements au sein d'une intrigue qui semble nous porter vers des lieux encore inaccessibles pour l'homme.

Un seul conseil : lisez-le ! C'est clairement une des excellentes séries à sortir du lot en 2013 du côté des mangas.